Veuillez retranscrire ces questions sur Germinal dans votre cahier de lecture et répondre à chacune d’entre elles en 5 ou 10 lignes environ.
PREMIÈRE PARTIE
1. Coment l'auteur décrit-il le mode de vie et de travail des mineurs de Montsou?
2. Décrivez Étienne, et son évolution psychologique dans toute la première moitié du roman.
DEUXIÈME PARTIE
1. Est-ce qu’il est possible pour les ouvriers de changer leurs conditions de vie?
TROISIÈME PARTIE
1. Les conversations chez Rasseneur sont fondamentales à la progression du récit. Veuillez relever les thèmes des conversations qui ont lieu à la taverne : l’auteur y utilise un certain type de vocabulaire : lequel? Quel est le ton de ces conversations?
QUATRIÈME PARTIE
1.. Comment les bourgeois réagissent-ils à l’annonce de la grève?
2. Lors de la grève, les mineurs manquent rapidement de tout. Se découragent-ils rapidement? Étudiez ce qu’ils pensent de la situation et résumez-le.
Bravo, vous avez lu la première moitié de Germinal!
CINQUIÈME PARTIE
1. Veuillez décrire, à partir de votre analyse de la relation de Catherine avec Chaval, quelle vision de l’amour présente Zola au travers de son roman.
2. Trouvez cinq adjectifs qui décrivent la marche des mineurs de Montsou vers les autres puits de la région.
SIXIÈME PARTIE
1. Dans la quatrième partie, Jeanlin pose un geste qui fait réfléchir Étienne sur la valeur de la vie humaine. Quel est ce geste, et quelle est la réflexion d’Étienne?
SEPTIÈME PARTIE
1. Au début de la septième partie, l’attitude des habitants du village par rapport à Étienne change. Commentez ce changement : quelle est sa nature, et quelles en sont les causes?
2. De quelle manière Souvarine poursuit-il son idéal?
3. Commentez la toute fin du roman : est-elle positive, ou négative? Quel bilan faites-vous de la situation des ouvriers suite à votre lecture?
mardi 22 janvier 2008
Du siècle des lumières au XIXe siècle
Certains historiens avancent la théorie que le dix-neuvième siècle commence réellement en 1789, date de la Révolution française, point de départ de grands bouleversements politiques qui changeront radicalement la face du monde occidental.
C’est évidemment le dix-huitième siècle qui a engendré la Révolution, et la pensée des grands philosophes qui l’habitèrent – Voltaire, Diderot, Montesquieu, Rousseau – qui la modela. L’idée d’une société plus juste, libérée de cet ordre hiérarchique que lui impose la monarchie depuis le Moyen-Âge, fait son chemin. L’individu est à considérer comme libre citoyen, possédant des droits inaliénables. La conception du monde change, et les grands intellectuels du dix-huitième siècle, qui portent le projet de l’Encyclopédie, cherchent à trouver des lois générales, des formules totalisantes qui permettraient à tous d’accéder au bonheur. L’ère des – ismes est inaugurée.
Mais l’Europe attendra longtemps une démocratie véritable, et le processus qui l’engendrera sera violent et douloureux. Le dix-neuvième siècle français est celui qui verra le plus de changements de régimes politiques, sept au total, donc le plus grand va-et-vient entre démocratie et monarchie. D’un jour à l’autre, le gouvernement en place tombe : l’insécurité est partout, et elle s’étend à l’Europe entière, que l’envie de la démocratie enflamme. Les idéaux des uns représentent une menace pour les autres ; les rêves des uns commandent pour être réalisés la mort des autres.
Toutefois, comme la bourgeoisie - de plus en plus nombreuse, de plus en plus riche - devient avec les siècles plus puissante, la révolution se fera, et elle sera double : politique, et industrielle. Politique, elle verra la rédaction de la Charte des droits de l’homme, l’apparition du suffrage universel, l’abolition des privilèges de classe. Et industrielle, car le siècle est mouvementé au plan technique et scientifique. L’apparition du travail à la chaîne modèlera notre ère contemporaine, celles de la machine à vapeur, de l’électricité, du téléphone et du cinéma engendreront une nouvelle façon de vivre dans une société axée de plus en plus sur la consommation.
Le progrès et le mérite personnel seront les notions-clé du dix-neuvième siècle. La naissance n’est plus déterminante pour qui que ce soit, ce sont plutôt les actions qu’il posera qui lui assureront un rang, fragile, et toujours à jalousement conserver, dans la société. La foi en une humanité se dirigeant nécessairement vers des lendemains meilleurs guide aussi les actions des hommes qui investissent dans la production de masse ou qui s’impliquent en politique : capitalisme, socialisme, communisme, fascisme, toutes ces manières de penser seront confrontées les unes aux autres, dans un seul et même but, celui d’une société meilleure, utopique.
C’est évidemment le dix-huitième siècle qui a engendré la Révolution, et la pensée des grands philosophes qui l’habitèrent – Voltaire, Diderot, Montesquieu, Rousseau – qui la modela. L’idée d’une société plus juste, libérée de cet ordre hiérarchique que lui impose la monarchie depuis le Moyen-Âge, fait son chemin. L’individu est à considérer comme libre citoyen, possédant des droits inaliénables. La conception du monde change, et les grands intellectuels du dix-huitième siècle, qui portent le projet de l’Encyclopédie, cherchent à trouver des lois générales, des formules totalisantes qui permettraient à tous d’accéder au bonheur. L’ère des – ismes est inaugurée.
Mais l’Europe attendra longtemps une démocratie véritable, et le processus qui l’engendrera sera violent et douloureux. Le dix-neuvième siècle français est celui qui verra le plus de changements de régimes politiques, sept au total, donc le plus grand va-et-vient entre démocratie et monarchie. D’un jour à l’autre, le gouvernement en place tombe : l’insécurité est partout, et elle s’étend à l’Europe entière, que l’envie de la démocratie enflamme. Les idéaux des uns représentent une menace pour les autres ; les rêves des uns commandent pour être réalisés la mort des autres.
Toutefois, comme la bourgeoisie - de plus en plus nombreuse, de plus en plus riche - devient avec les siècles plus puissante, la révolution se fera, et elle sera double : politique, et industrielle. Politique, elle verra la rédaction de la Charte des droits de l’homme, l’apparition du suffrage universel, l’abolition des privilèges de classe. Et industrielle, car le siècle est mouvementé au plan technique et scientifique. L’apparition du travail à la chaîne modèlera notre ère contemporaine, celles de la machine à vapeur, de l’électricité, du téléphone et du cinéma engendreront une nouvelle façon de vivre dans une société axée de plus en plus sur la consommation.
Le progrès et le mérite personnel seront les notions-clé du dix-neuvième siècle. La naissance n’est plus déterminante pour qui que ce soit, ce sont plutôt les actions qu’il posera qui lui assureront un rang, fragile, et toujours à jalousement conserver, dans la société. La foi en une humanité se dirigeant nécessairement vers des lendemains meilleurs guide aussi les actions des hommes qui investissent dans la production de masse ou qui s’impliquent en politique : capitalisme, socialisme, communisme, fascisme, toutes ces manières de penser seront confrontées les unes aux autres, dans un seul et même but, celui d’une société meilleure, utopique.
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